mardi 27 mars 2018

La genèse de "du sang et des larmes"

On laisse la parole à Antoine Lencou.

Il y a une dizaine de jours, Fabien m’a demandé de rédiger la genèse de « Du sang et des larmes ». Tout de suite, je lui ai répondu : désolé, je ne sais pas, je ne m’en souviens pas…
Car il faut que je vous avoue un truc : j’ai écrit ce roman il y a un paquet d’années. Bien sûr, avant de le soumettre, je l’ai retravaillé et remis au goût du jour, mais le fait est que ma mémoire n’a pas vraiment conservé sa genèse. D’ailleurs, il est possible aussi que rien d’extraordinaire n’ait motivé sa rédaction…
Si certains ne peuvent commencer la phase d’écriture que lorsqu’ils ont un plan détaillé avec chaque scène, chaque interaction, moi pas. La plupart du temps, je pars d’une impression, une idée, une trame plus ou moins étoffée. Parfois, une seule image suffit pour que l’envie d’écrire se fasse. Après, je laisse les connexions se faire, les personnages prendre de l’ampleur et guider l’histoire. Souvent, je me fais surprendre moi-même par la fin !
Ado, j’ai dévoré des dizaines de livres des auteurs de l’« âge d’or », les Asimov, Van Vogt, Hamilton, Clarke, Sprague de Camp, Franck Herbert, Gérard Klein, Barjavel, Philippe Curval et bien d’autres. Tous m’ont donné le goût des grands espaces, de l’aventure, de l’étrange, l’envie d’écrire mes propres histoires.
À cela se mêle ma curiosité pour l’astronomie et la paléontologie qui, finalement, sont deux disciplines pour répondre à la même problématique : qui sommes-nous, où allons-nous ?
Il y a la fascination de la mort aussi. Dans ma bio, je m’en amuse, car le hasard (ou pas, ;-) ) fait que je m’appelleLencou. Écrit différemment, il ne signifie pas moins que la faucheuse bretonne, celle qui collecte les défunts dans sa charrette.
Du sang et des larmes est un peu tout ça. L’envie de décrire l’univers d’un homme, un militaire qui ne maîtrise pas tout à fait son existence, son destin, qui se laisse prendre par les événements et qui souvent les subit. La trame qui relie ces quelques pans de vie est venue après, le dénouement final aussi. 


Et je vais vous livrer un scoop, que même mon éditeur ne connaît pas : l’année dernière, en le retravaillant, j’ai retiré lesdix lignes de la fin. Sauf qu’elles changeaient quelque peu les choses en fait, ces dix lignes ! Un jour, peut-être, selon mon humeur, je les remettrais.

lundi 5 février 2018

Découvrons Loïc Lendemaine

Loïc Lendemaine est né en 1985 en région parisienne. Féru de littérature et de langues, il étudie tout naturellement ces dernières, avant de se tourner finalement vers le commerce international : il faut bien manger ! Grand voyageur, il parcourt depuis son plus jeune âge l’Europe, le monde, la Terre du Milieu et les galaxies les plus lointaines. Influencé tant par Maître Tolkien que par Pierre Bordage ou encore H.P. Lovecraft, il exprime au travers de ses gribouillages les histoires qui se sentent à l’étroit dans sa tête. 

Pour la bibliographie:
-The Saga of Egill Olafson (in The Northlore Series - Vol. II - Mythos) / Nordland Publishing (en Anglais)
- Semenia (in Les Vilains Contes #2) / Éditions L'Ivre-Book
- Skåljamund / Éditions Nutty Sheep (série en 8 épisodes)
- Les enquestes de Messire Fulbert: Lupus Dei (in Tant que le loup n’y est pas) / Éditions Otherlands
- Bou-Bou by night (in Créatures des Otherlands - Volume 2) / Éditions Otherlands
- Santa vs. Ded Moroz: un conte de Noël (in Creepy Christmas) / Éditions Otherlands
- Tourbe millénaire (in Muséums) / Éditions Malpertuis

jeudi 7 décembre 2017

La genèse de "la vindicte du Corbeau"

Philippe Deniel vous explique la genèse du roman.

J’ai une fâcheuse tendance à toujours vouloir mélanger les genres. Des fois cela plaît, des fois non. À l’origine, j’étais en train d’écrire un texte qui se passait à l’époque de la Révolution et qui empruntait des éléments au mythe de Cthulhu de H.P. Lovecraft, mais le texte ne fonctionnait pas très bien. Dans la même période, je suis retombé sur des articles sur la série Captain Harlock (Albator en VF), cela correspond à la sortie d’un remake en images de synthèse au cinéma. Le côté ombrageux du personnage principal m’a toujours amusé, en outre c’est probablement le personnage le plus « poseur » jamais créé (sa cape flotte alors qu’il est sur le pont d’un vaisseau spatial, il y a forcément un gros ventilateur hors champ, et puis la barre de bateau pirate pour piloter son navire, c’est tout pour la frime) et je me suis mis à imaginer ce qu’il pourrait donner en 1789. Finalement je n’ai pas gardé Albator, mais ses antagonistes dans la série de 1977, les sylvidres, qui se sont changées en dryades dans la Vindicte du Corbeau. Partant de là, j’ai pensé que détourner certains codes du cyberpunk (les prothèses qui augmentent l’être humain en particulier) serait amusant et je voulais aussi avoir des scènes de duel à l’épée : les Mousquetaires Noirs sont nés ainsi. La Nouvelle-France et la présence en arrière-plan de Lafayette viennent de la restauration de l’Hermione qui a fait les gros titres de l’actualité. Qui plus est disposer d’un « grand méchant » (utilisable dans des suites éventuelles) qui ne soit pas l’incarnation du mal absolu permettait de briser avec la tentation du manichéisme.

J’ai fini le manuscrit en décembre 2016, je savais que Fabien Lyraud allait lancer sa maison d’édition, il connaissait certaines de mes nouvelles et il n’était pas rebuté par ma tendance à mixer les genres. Je lui ai donc soumis mon manuscrit qui est devenu la Vindicte du Corbeau.  

jeudi 23 novembre 2017

Pulp Factory : un imaginaire pulp et progressiste

Comme je l’évoquais précédemment chez Pulp Factory on aime les auteurs progressistes.
Mais il faut d’abord s’entendre sur ce qu’est une œuvre progressiste. Être progressiste ce n’est pas se contenter de mettre en scène des femmes, des héros LGBT ou des personnages de couleur. Même si l’inclusivité fait partie intégrante du progressisme, elle ne saurait à elle seule représenter le progressisme.
Parce que quand on fait de la SF, on a des outils. Parler de la diversité et des aspects positifs de l’altérité c’est aussi user de métaphores : l’extraterrestre, le mutant, le cyborg, l’androïde. 
Car oui, les trois premières œuvres que nous avons publiés parlent de l’altérité. Le Mantra Originel déjà nous conduit dans un univers de space opera cosmopolite et nous montre la lutte de certains contre des oligarques qui souhaitent écraser la diversité sous leur dictat. 
L’Arbre aux Lunes nous montre le combat difficile de mutants pour faire valoir leur droits sur une planète. 
La vindicte du Corbeau nous présente la collaboration des humains et des Dryades, une espèce extraterrestre, collaboration qui se passe plutôt bien.
Trois auteurs, trois visions de l’altérité, trois visions positives de la diversité et de sa nécessité traitées différemment.
Mais l’on ne s’en contente pas. L’Arbre aux Lunes est un roman au fort sous texte écologique avec une critique violente de la destruction des ressources au nom du profit. 
Et dans la suite je vais persister dans ce progressisme. En 2018 nous auront un roman avec un personnage gay et un autre avec une héroïne féministe. 
Et nous continuerons aussi à parler de l'altérité.
On alternera les romans qui dénoncent ( avec un roman de SF militaire antimilitariste notamment ) avec des romans qui mettent en scène des valeurs plus positives ( compassion, vivre ensemble, volonté de changement).
Il y a des choses que j’aimerais publier pour aller plus loin. Notamment des romans centrés sur des héros non violents mais qui restent des romans d’aventures que ce soit en SF ou en fantasy. Je regrette de ne pas en avoir eu. 

Chez Pulp Factory le progressisme est indissociable de l’humanisme. Qu’on se le dise.

dimanche 12 novembre 2017

Pulp et progressiste

Contrairement à ce que pense un certain groupe d'auteurs américains, l'on peut être pulp et progressiste.
Pulp Factory veut faire entendre une vision progressiste et humaniste de l'écriture Pulp.
Ainsi dans les deux premiers romans que nous avons publié, les auteurs chacun à leur manière ont évoqué le problème de l'altérité et du vivre ensemble. Franck Cassilis et Didier Reboussin ont mis en scène des gens obligés de se battre pour faire accepter leurs différences face à un pouvoir qui les méprise.
L'Arbre aux Lunes de Didier Reboussin est un roman doté d'un sous texte écologique fort et qui interroge notre société sur bien des points.
La Vindicte du Corbeau, à sortir dans quelques jours, est également un roman sur le thème de l'altérité : une uchronie où l'on évoque la coopération entre humains et extra-terrestres dans un 19éme siècle parallèle.

2018 va également continuer sur cette lancée : un roman avec un protagoniste LGBT, un autre avec une héroïne féministe, un roman de dark fantasy autour de la tolérance et de la compassion et un polar spatial avec des personnages multi ethnique doublé encore une fois d'un roman sur l'altérité.

Dans une société gangrénée de plus en plus par la haine, parler de l'altérité est plus que jamais nécessaire, parler des valeurs progressistes et humanistes également. La science fiction et la fantasy y compris les plus populaires doivent y prendre leur part et diffuser des valeurs de tolérance.
Être pulp aujourd'hui c'est plus que jamais être progressiste.

dimanche 15 octobre 2017

Découvrons Patrick Lorin

Biographie :
Patrick Lorin, de formation en sciences économiques, est passionné de fictions, d’énigmes historiques et de nouvelles technologies. Auteur de plusieurs romans et nouvelles, son œuvre nous entraîne vers des univers originaux et mystérieux.

Bibliographie :

Romans :
L'Île blanche, éditions Rivière Blanche, 2010
Les Seigneurs de la terreur, Balzac éditeur, 2006

Nouvelles :
L'Incident Wulf, anthologie Dimension New York 2, éditions Rivière Blanche, 2017
Marshal Brandy, anthologie Robots, éditions La Madolière, 2014
Publi-information, concours Pépin, 2014
Eaux Troubles, anthologie Les Compagnons de l'Ombre, éditions Black Coat Press, 2013

dimanche 27 août 2017

La genèse de l'Arbre aux Lunes

Didier Reboussin  nous explique la genèse de son roman :

"L'idée originale de l'arbre tentaculaire date des années 70, sans doute après lecture du Monde Vert de Brian Aldiss. A l'origine il y avait deux nouvelles qui devaient paraître dans Horizons du Fantastique, mais comme la revue fit naufrage...
Les deux manuscrits ont donc dormi une bonne trentaine d'année avant d'être repris et réunis en un seul texte: l'Arbre au  Lune paru dans Outremonde.
Puis l'envie de développer cet univers m'a pris et cela a donc débouché sur le roman éponyme.
Voilà toute l'histoire."